Je suis Papa !

Papa. Oui je suis papa. Depuis le temps que je pensais à ça. Je dois probablement être l’une des personnes les plus heureuses au monde. Mais dans le même temps je suis inquiet. Comment grandira mon bébé ? Serai-je capable de l’accompagner, de l’aider à voler de ses propres ailes ? N’est ce pas une erreur ? Mais qu’importe. Il est trop tard maintenant.

Ma paternité nouvelle a une histoire bien particulière.

Il y a 3 semaines je participais à un apéro organisé pour des entrepreneurs par des entrepreneurs. Etant donné que j’ai plusieurs projets d’entreprenariats, j’avais dans l’idée d’y aller et d’apprendre d’entrepreneurs existants, de tirer des leçons de leurs expériences pour me permettre d’ajuster mes projets. Mais rien ne s’est déroulé comme prévu. J’ai pu rencontrer des entrepreneurs. J’ai pu échanger avec des investisseurs renommés. Mais au détour d’un échange, en début de soirée, un business angel assez renommé m’a dit « Désolé mais je ne vais pas t’écouter. Ceux qui ont des idées, on ne les écoute pas. Reviens me voir quand tu auras un début de quelque chose. ». Et tous les participants à la discussion qui acquiescent. Le choc ! La sensation ressentie est difficilement descriptible. Un peu comme si un de vos héros vous dit que vous ne valez rien pour le moment. Le seul souvenir de l’apéro qui reste fort chez moi est cette phrase.

Ce n’est pas que mes idées sont mauvaises. Juste qu’elles sont encore des idées. Tout le monde a des idées. Mais la différence, c’est que ceux qui réussissent vont au charbon, vont confronter leurs idées à la réalité des marchés.

La vérité, c’est que je me cherchais des excuses. Mon petit confort et les garanties que j’avais me faisaient repousser aux calendes grecs la réalisation de mes projets. Oui, demain. Je vais faire mon master d’abord. Allez hop, une petite expérience internationale. Une autre. Humm, et si je me spécialisais ensuite. Etc, etc.

Puis le boulot. J’étais responsable sales & marketing dans une start-up de la place. Avec comme excuse que je profiterai pour apprendre. Mais le temps avançant, les missions ne correspondaient pas fondamentalement avec mes envies, mes compétences et mon projet professionnel. J’ai donc décidé d’arrêter.

Avec mon faux frère mais vrai jumeau, Amos, nous partageons une même philosophie. Nous sommes convaincus que l’expérience des autres est un trésor commun. Et tant qu’on peut apprendre des autres, on n’est jamais perdant.

Partant de ce postulat, nous avons donc décidé de créer wycl.fr. De l’anglais what you can learn from, c’est un site qui fait des analyses d’entreprises, de projets, d’Etats, etc, afin de déterminer ce qu’ont peut apprendre de leurs stratégies, de leurs échecs, de leurs réussites. Par des passionnés, pour tous. Qu’ils soient curieux, passionnés, experts, etc.

![](http://wycl.fr/wp-content/uploads/2015/03/qUI.jpg)

wycl.fr, c’est notre bébé. Un bébé, 2 papas. En plus nous sommes modernes.

Pour l’instant, les premiers pas de notre bébé sont encourageants. Selon la tradition africaine, l’éducation de l’enfant est la tâche de toute la communauté. Nous avons besoin de tout ce que vous pouvez nous apporter pour l’aider à grandir. Aides, conseils, suggestions, babysitting, etc, tout, nous prenons tout. Vous pouvez nous écrire à wyclfr[at]wycl.fr et nous suivre sur Twitter.

N’oublier pas de parler de notre bébé à 3 personnes de votre entourage, qui en parleront à 3 personnes de leurs entourages. Qui en parleront à leurs tours à 3 personnes de leurs entourages et ainsi de suite, et ainsi de suite.

En attendant ses nombreux frères et soeurs.

"Celui qui gagne le 100m, ce n'est pas celui qui a homologué son short. C'est celui qui court. Les idées ne valent rien." — (Fred MAZELLA)
comments powered by Disqus