Les femmes de ma vie

Dans cette partie du monde, on est le 8 mars depuis 9 h. C’est la journée de la femme. En y réfléchissant, je me dis que l’adage selon lequel derrière la réussite d’un homme se cache une femme a un fort pourcentage de véracité. D'autant plus que c'est une femme qui m'a inspiré cet article, juste par un commentaire. Me concernant, il n’y a pas qu’une femme mais des femmes. Des êtres qui ont su m’accompagner, m’aider à grandir constamment et surtout le plus important me supporter. Celles qui savent, savent.

Ma première pensée, comme à chaque fois que je pense aux femmes de ma vie, va vers ma grand-mère maternelle. C’était, c'est mon fort. Et j’étais son bien le plus précieux. C’était mon meilleur avocat et j’étais un client difficile à défendre. Si je suis le fils d’une reine, Mémé était surement l’impératrice. Ma grand-mère, comme mes autres grands-parents, grands-tantes, avaient fait de moi leur petit roitelet. Un vrai enfant gâté. Mes pauvres parents n’avaient pas d’autres choix que de suivre le mouvement. Mon impératrice n’est plus, vive mon impératrice !

Comment parler de ma grand-mère et ne pas parler de sa fille, ma mère. Je me suis demandé pendant longtemps si c’était normal de préférer ma grand-mère à ma mère. Maman est (était) quand même assez sévère. Je n’aime pas plus ma grand-mère que ma mère. Elles sont complémentaires. Sans ma grand-mère, ma mère n’aurait jamais existé. Et sans ma mère, ma grand-mère ne m’aurait jamais eu comme petit fils. Si ma grand-mère est mon fort, Maman est mon ancre. Mon père a été très influent concernant mes aptitudes professionnelles. Il m’a inculqué l’honnêteté intellectuelle. Ma mère n’est pas moins importante. Mes valeurs humaines, ma sensibilité, mon sens du prochain et de la justice viennent en grande partie d’elle. La raison est simple. Papa était moins présent que Maman à cause de ses fonctions. Pendant longtemps, je n’ai connu de lui que l’image que renvoyaient ses collègues, ses partenaires professionnels, les journaux, etc. Maman était là. Elle est ce à quoi je me rattache dans mes doutes. C’est juste Maman. Et il en faut du courage, de la patience, de la compréhension, de l’abnégation pour nous élever.

Ensuite viennent mes tantes. C’était littéralement les adjointes de Maman. Certains étés, toute la famille au sens large se retrouvait. Des moments de craintes pour mes cousins et moi. Nous les appelions "les sœurs". Maman avait toute confiance en elles. Si quelque chose lui était arrivé, je pense que j’aurai quand même reçu la même éducation et les mêmes valeurs.

Comment ne pas parler de ma sœur et de mes cousines ? En termes de ratio, il y a une fille pour 2,5 garçons dans ma génération. Donc ma sœur et mes cousines sont des biens particulièrement précieux. Il s’agit d’être un modèle, d’être un conseiller. Il s’agit d’avoir une influence discrète, d’être présent sans être lourd. Oui, je vous aime toutes.

La famille commence avant notre naissance et perdurera après notre décès. Par contre, les amitiés commencent et finissent quand nous voulons. Pour ma part, mes amitiés féminines sont des plus belles. Sido et Syno, je sais que je peux compter sur vous. Raïssa, j’ai arrêté de me demander comment tu fais pour voir le meilleur en moi à chaque fois. Samyra, ma question préférée : qu’est-ce que je vais faire de toi ? Alex, ma maman adoptive et mon opticienne attitrée. Nicky, tu m’incites toujours à me dépasser et les résultats sont toujours intéressants. Sam, on se capte dans 5 ans. Sinath, on n’est pas toujours d’accord mais c’est toujours un plaisir d’échanger. Meg et Agnès, je me demande toujours comment je vous supporte. Je dois être un peu maso. Michelle, on est d‘accord ce sera Gaëlle.

Ensuite pêle-mêle, toutes aussi importante je cite : Koub, Farida, Adi, Jenny, Weeney, MC, Elise, Doukpè, Cesca, Claire, Flora, Louli, Linda, Debo, Dora, Fafa, Becca, Pastor Flo, Elom, Ayétobi, Shari, Diane, Monique, Mouri, Daniela, ya Philippe. etc. Si j’en ai oublié quelques-unes, mea culpa.

Il y a aussi celles que j’ai aimé. A chaque fois, ce fut une aventure extraordinaire, pleine de bonheur, de joie et de leçons humaines.
Quant à toi que j’aime, si ma grand-mère est mon fort et ma mère mon ancre, toi tu es mon phare, mon guide.

Voilà. Les femmes de ma vie, ô combien importantes.

“You educate a man; you educate a man. You educate a woman; you educate a generation.” — (Brigham YOUNG)

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