Du viol, du consentement et des relations de couples

Je me surprends à écrire. Curieux. Avec un titre qui j'avoue, sort de l'ordinaire. Doublement curieux.

Je dois l'inspiration de cette publication à un article, celui-ci. Pour le résumer, l'auteure explique que la "culture du viol" n'est pas liée à la "culture" de la fête, celle de l'alcool, etc. Ou toutes autres excuses que des résidus de capotes utilisent pour essayer de s'absoudre de leurs crimes : j'étais bourré, elle n'a pas dit non, etc.

Bien que je partage le fond de l'article, le terme "culture" me gêne. Mais passons. Mon point est tout autre. Je veux plutôt parler des relations de couple, surtout dans leurs constructions individuelles et sociales.

J'ai un trait de caractère particulier : je prends littéralement les gens aux mots, surtout les femmes.
Donc quand on me dit "je ne veux plus te parler", bah je ne parle plus à la personne. Souvent je fais répéter, pas que je n'ai pas entendu mais je veux être certain de ne pas m'être trompé, une manière de permettre à mon interlocuteur de réfléchir de nouveau sur ce qui a été dit. Pourquoi ? Principalement par simplicité. Je n'aime pas beaucoup réfléchir. Si tu l'as dit, c'est que tu le penses. Je respecte leur consentement, leur acquiescement à quelque chose comme le définit le dictionnaire de l'Académie française.

Le rapport avec le viol ?

Nous sommes dans une société qui veut tout interpréter. Mais littéralement tout. Une quête de sens qui peut être abscon. Et en matière de couple, je trouve ça dramatique. D'ailleurs une image circule souvent sur les Internets.

Et dans sa variable plus drôle :

Sans compter les articles qui circulent sur comment interpréter les réactions d'une femme, etc.

Ce genre de publications peut sembler drôle mais leur effet est tellement destructif. D'abord, il induit insidieusement que les femmes expriment le contraire de ce qu'elles pensent. Ensuite, les femmes peuvent penser qu'il faut fonctionner de cette manière pour se faire comprendre. De fait, la notion de consentement est dénaturée. On acquiesce le contraire d'une chose. Ainsi dans nos sociétés, on traite souvent les femmes selon ce qu'on estime qu'elles pensent. Et certaines agissent en fonction.

Tout ceci peut permettre d’aboutir entre autres aux viols et autres comportements misogynes.

Bien sûr, il y a d'autres explications aux viols, féminins comme masculins (oui les hommes peuvent se faire violer et c'est tout aussi grave).

Mais je pense que si on revenait aux fondamentaux de la notion de consentement, et que surtout chacun exprimait réellement ses pensées et opinions, ce genre de comportements abjectes cesseraient. Et que les relations de couple seraient meilleures.

Ah oui, il faudrait aussi changer l'imaginaire collectif du violeur : mal rasé, parfois obèse, dans son van, etc. Il peut s'agir d'un voisin, d'un ami, etc. Même de moi. La banalité du mal comme disait Hannah Arendt.

A bientôt.

...

Ou pas.

comments powered by Disqus