Au-Dessus Des Flots : Saison 1 Episode 4 – Découvertes!

De gauche à droite : Axel, Yasmine, Moi, Brahim et Paula!
9 jours que je suis à Shanghai, 9 jours que je fais des découvertes chaque jour. Mais je commence à avoir mes repères.

Nous sommes peu ou prou 80 étudiants venant des différents campus fBS. Il y a 2 grands groupes : ceux qui suivent les cours en français et ceux qui les font en anglais. Il y a quelques différences avec les cours en France mais la plus importante est que la très grande majorité des intervenants est constitué de professionnels. Pour la plupart, il s’agit d’expatriés et ayant une expérience internationale aussi longue que le pont Danyang-Kunshan.
En équipe de 4 étudiants fBS + 1 étudiant chinois, nous effectuerons des missions pour des entreprises internationales présentes à Shanghai. Nous y consacrons les jeudis et vendredis à cet objectif. Les 3 premiers jours sont destinés aux cours. Mon équipe devra faire une étude de marché pour le compte d’un cabinet de conseil. Les résultats de notre étude, s’ils sont jugés pertinents, seront intégrés dans le plan stratégique à 5 ans du cabinet. Professionnellement, ce sera orgasmique. Un onanisme cérébral comme je les aime.

Vu notre nombre, les liens se tissent et des groupes se forment par affinités. Mais globalement, on s’entend tous bien. Yasmine et moi avons une nouvelle colocatrice brésilienne, Paula. La perfection ! Je vais pouvoir améliorer mon portugais.

Les sorties en club, c’est quelque chose. Les entrées sont gratuites pour les expatriés ainsi que les boissons qui sont à volonté (sinon, 12 verres à 100 RMB*). Ma première réaction quand j’ai su fut de demander mais comment les clubs gagnent de l’argent ? C’est assez simple. Plus il y a d’expatriés dans un club, plus il est jugé excellent par les jeunes shanghaiens. Donc ils y viennent plus nombreux et consomment énormément. Un business model tout ce qu’il y a de plus simple et efficace. Et vu que nous sortons par groupe de 15 minimum, nous sommes généralement bien accueillis.

Pour ce qui est de la nourriture, c’est un état de surprise permanent. Tu ne sais pas si tu vas aimer jusqu’à ce que tu ais gouté. C’est très différent de mon mode alimentaire habituel. Néanmoins, il est fort probable que je prenne quelques kilos.

Le métro à Shanghai est beaucoup plus propre que celui de Paris. Et non, on ne se pousse pas comme des morts de faim pour avoir une place. Des militaires ne veillent pas non plus à ce que chacun ait une place. Les transports en commun fonctionnent avec la même carte qui se recharge. Avec en prime la possibilité de payer le taxi et de louer un vélo avec la dite-carte. Le cout des transports varie mais c’est assurément moins cher qu’en France. Le tarif du métro varie de 3 à 6 RMB selon la distance. Dans le bus, c’est 2 RMB quel que soit la distance. Quant au taxi, à vue d’œil, je dirai que pour la même distance à Shanghai je paie 60 RMB contre 75 € à Paris.

En France je pestais avec régularité contre la qualité et les prix des télécommunications. Mais je pense que je regrette. Le système de forfait illimité n’est pas présent ici. Xavier Niel, tu me manques ! J’ai pris un forfait de 800 mbits par mois + 270 SMS + 50 minutes d’appel. Il m’a couté 200 RMB le premier mois (la carte SIM + le forfait) puis 56 RMB les mois suivants.

Pour ce qui est de la pollution, pour l’instant je n’ai pas du mal à respirer. C’est vrai qu’on remarque le nuage de pollution sur la ville mais je pense que les médias occidentaux en font trop.

La société chinoise est assez différente de celle occidentale mais présente de nombreux points communs avec celle africaine : patriarcale, respect des anciens, primeur de la famille, etc. En Chine comme en Afrique, tout peut être négocié. Tout. A quelques exceptions près (tu ne vas pas négocier le prix d’un iPhone dans un Apple store. Ou le prix d’un produit au Wal-Mart.). Une anecdote : les chinois évitent les africains lors des négociations selon l’intervenant chargé du suivi des projets. Il semble que ces derniers soient les plus durs en marchandages. Ils préfèrent les occidentaux dont ce n’est pas dans les habitudes.
Mais le truc qui m’a assurément le plus marqué jusqu’à présent, c’est la dévotion des parents pour leurs enfants. Oui c’est le mot : dévotion. Et elle se remarque à de petits détails. Avec la politique de l’enfant unique, pour les chinois les enfants sont les choses les plus précieuses. Suffit de porter attention aux interactions entre parents et enfants dans la rue.

J’ai encore beaucoup à découvrir et à comprendre. Et je commence à penser qu’un semestre, c’est trop court.

“The world is always open, waiting to be discovered” — (Dejan STOJANOVIC)

*1 RMB = 0,1204€

comments powered by Disqus